Une main tendue
Bonjour et bienvenue à tous !
Bienvenue sur la nouvelle version du site www.unemaintendue.com
Le 7 février 2008
Il y a plusieurs années de cela, le Seigneur m’a mis à cœur de changer le mal en bien dans ma vie en créant un site sur l’abus sexuel.
Je ne suis pas une professionnelle, je n’ai pas fait d’études dans ce domaine. C’est au travers de mon expérience et de celles des personnes qui nous contactent, avec l’aide de lectures sur le sujet, et du soutien de toute une équipe, que je souhaite avec l’assistance du Saint-Esprit, être un instrument de bénédiction pour vous.
INFORMATION :
Si vous n'avez pas reçu la lettre de nouvelles, veuillez vous réinscrire à la newsletter car lors du changement du site, certaines adresses ont été perdues
Définition de l’abus sexuel, inspirée de Dan Allender :
L’abus sexuel c’est tout contact ou intervention d’une personne plus âgée, plus forte ou plus influente sur une personne vulnérable ( habituellement un enfant ou un adolescent) pour sa propre stimulation sexuelle.
lire la suite...
Par abus sexuel, on ne parle pas ici que de rapports forcés, non forcés ou simulés. On inclut aussi n’importe quel attouchement, frottement ou caresse destiné à éveiller le plaisir sexuel chez l’offenseur.
Il peut s’agir aussi dans d’autres cas, d’une intervention visuelle, verbale ou psychologique sans contact physique proprement dit.
L’abus visuel en exposant une victime à la pornographie ou a toute autre scène sexuelle ( être en petite tenue, être dans la douche, être en train de faire l’amour… )
L’abus verbal qui est destiné à séduire, à attirer, ou à provoquer un trouble, un sentiment de honte par l’usage de mots suggestifs à connotation sexuelle.
L’abus psychologique en se servant d’un enfant pour lui faire jouer le rôle d’un conjoint adulte, d’un confident ou d’un conseiller, sexuellement parlant .
Éditions la Clairière, 215, rue Caron, Québec,Qc CANADA G1K 5V6 Tél. : (418) 649-1166 / Fax : (418) 525-4007
E-mail : edclair@clic.net.
Dernier témoignage
Témoignage de Riri
Je voudrais témoigner de ce que le Seigneur Jésus Christ a fait dans mon cœur, et comment sa délivrance à été grande pour moi. De 7ans à 9 ans j’ai été touché par un homme de 70 ans environ et par son copain du même âge.
Et bien des années plus tard, ma petite fille a été violée par son grand-père. Le père de sa mère.
lire la suite...
Tout ceux qui vont lire ce que j’écris et qui sont passés par ce chemin connaissent cette souffrance.
Je ne veux pas parler de cette souffrance. Mais je veux parler par contre de la délivrance que le Seigneur Jésus peut nous donner. Car Il est le seul à pouvoir éteindre le feu de la haine qui brûle en nous et qui nous ronge comme un cancer. Je sais que même la mort de la personne coupable ne peut pas l’éteindre.
Quand j’ai connu le Seigneur Jésus, il est devenu un ami. Un ami si proche que j’ai pu lui parler des choses les plus intime de ma vie personnelle. Celles que l’on n’ose dire à personne, même pas à son mari ou à sa meilleure amie.
Je vous encourage vraiment à ne pas hésiter à tous lui dire. Peurs, craintes, hontes : tout !
Et c’est seulement à cette condition que le Seigneur peut guérir nos blessures profonde.
Je ne sais pas comment Il fait mais ce je sais, c’est que petit à petit les blessures ce referment, la haine s’en va et nous reprenons confiance dans les hommes qui nous entoure.
Mais je dois dire que j’ai fait une erreur. Car si j’en ai parlé au Seigneur, je n’ai rien dit à mon mari, mes enfants, à tout ceux qui m’entouraient. Aujourd’hui je me dis que si j’avais parlé peut-être que mon fils aurait pu se rendre compte de certains détails troublants que je ne pouvais voir (nous habitions loin).
J’en ai voulu au Seigneur pendant longtemps et je sais qu’il me pardonne car il comprend notre souffrance. Je ne comprenais pas, puisque je priais pour eux pourquoi cela lui est arrivé. Aujourd’hui je sais. Tout ceci est un sujet tabou dont personne n’ose parler. « Tout ce qui est caché devra être découvert un jour nous dit le Seigneur. »
Il nous faut dire la vérité à ceux qui nous entourent surtout notre époux et nos enfants. Si la mère de ma belle fille ou elle-même l’avait prévenu et si moi-même j’avais parlé à mes enfants !…
Quand j’ai demandé à mon pasteur « pourquoi Dieu avait laissé faire ? » Il ma répondu : « Il y avait certainement une brèche ». Et la brèche, c’est sûrement le mensonge par omission.
Le Seigneur la aussi console nos cœurs à tous. Le coupable a été puni par la justice et ma petite fille se reconstruit. Je sais que le Seigneur Jésus pose sa main sur nos blessures, pourvu qu’on les lui donnent et qu’on le laisse agir au fond de nous. Car il n’y a aucune blessure, qu’Il n’ait le pouvoir de guérir.
Gloire à Dieu et à Jésus notre soutien et notre secours.
Dernière édification
Le déni
Lorsqu’une souffrance est trop grande, un évènement trop difficile à supporter, il y a dans notre psychisme un mécanisme qui se met en place : la dénégation ou le déni.
Qu’est-ce que ce mécanisme ?
lire la suite...
C’est un refus de voir, de parler, de se souvenir d’une réalité trop douloureuse, difficile à affronter. C’est le refus des sentiments que provoque cette réalité. Des sentiments trop forts, trop violents que nous ne nous permettons pas de ressentir (colère, peur, tristesse, détresse, désespoir…) car ils sont pleins d’une trop grande souffrance ou de culpabilité : je suis chrétien(ne), je ne dois pas ressentir de la colère.
Dans les cas les plus extrêmes cela conduit à une coupure totale d’avec la réalité, nier les évènements qui se sont passés, ou bien un oubli total d’une période de la vie (ne plus se souvenir de son enfance). Dans certains cas il peut y avoir un syndrome de personnalités multiples.
Mais le plus souvent, cette négation de la réalité consiste à ne pas parler, ne pas vouloir évoquer certains souvenir, éviter toute discussion, « refouler » des sentiments trop pénibles ; ou bien à minimiser les évènements « Ce n’est pas si grave, je m’en remettrai » « Cela arrive à tout le monde, ça n’a rien d’exceptionnel ».
Le déni apparaît comme une solution facile à court terme mais ce n’est qu’un leurre. C’est une porte fermée, une pièce pleine de fantômes. Il faudra bien un jour prendre son courage, un balai et pousser la porte…
« Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui… » Apo 3.20
La mise en lumière est nécessaire car les grandes souffrances n’ont pas disparues si elles ne sont pas affrontées. Au contraire, tout ce qui est refoulé apparaît d’une autre manière par un chemin détourné et souvent moins lisible dans les relations de cause à effets. C’est cette personne qui fait de la spasmophilie, cette autre qui sombre dans la dépression, cette autre jeune fille encore abusée par son père qui préfèrera accuser le nouveau compagnon de sa mère plutôt que d’admettre que son propre père l’a trahi et de devoir faire face à des sentiments encore plus douloureux …
D’autre part des situations de souffrance ont enserré notre esprit, notre façon de penser dans des schémas déformants, des conceptions fausses sur nous, sur les relations avec les autres, sur Dieu…Nous avons besoin de confronter tout cela à la vérité avec un certain courage: « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre »
Jésus est venu pour apporter la vie même dans les pires situations .
Jn 11.39 : « Jésus dit : Otez la pierre ! Marthe la sœur du mort lui dit : Seigneur, il sent déjà… ».
Le déni, c’est la mort, le pourrissement. C’est la pierre qui a été roulé pour ne plus sentir la mort.
Il faut faire ce pas de s’ouvrir, laisser un peu de lumière rentrer dans nos recoins sombres. Faire confiance à nouveau, parler de ce qui fait mal et donc risquer la communion et l’intimité en mettant en jeu des sujets et des situations difficiles… C’est le seul moyen de pouvoir apporter une vrai lumière.
Jean 1.4 : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres… »
Si nous prenons ce verset à l’envers : les ténèbres c’est notre déni, nous avons besoin de laisser rentrer la lumière, de parler, d’affronter ces choses parce que la lumière apporte la vie à ce qui est mort aujourd’hui.
Cette vie, c’est la vie puissante de Dieu, qui porte avec elle le soulagement, la guérison et un apaisement.
Allons ! Courage, ouvrez vos cœurs dans la présence de notre Sauveur !
M. Nicolas Frédéric