Une main tendue
Bonjour et bienvenue à tous !

Il y a plusieurs années de cela, le Seigneur m’a mis à cœur de changer le mal en bien dans ma vie en créant un site sur l’abus sexuel.
Je ne suis pas une professionnelle, je n’ai pas fait d’études dans ce domaine. C’est au travers de mon expérience et de celles des personnes qui nous contactent, avec l’aide de lectures sur le sujet, et du soutien de toute une équipe, que je souhaite avec l’assistance du Saint-Esprit, être un instrument de bénédiction pour vous.
INFORMATION :
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Définition de l’abus sexuel, inspirée de Dan Allender :
L’abus sexuel c’est tout contact ou intervention d’une personne plus âgée, plus forte ou plus influente sur une personne vulnérable ( habituellement un enfant ou un adolescent) pour sa propre stimulation sexuelle.
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Par abus sexuel, on ne parle pas ici que de rapports forcés, non forcés ou simulés. On inclut aussi n’importe quel attouchement, frottement ou caresse destiné à éveiller le plaisir sexuel chez l’offenseur.
Il peut s’agir aussi dans d’autres cas, d’une intervention visuelle, verbale ou psychologique sans contact physique proprement dit.
L’abus visuel en exposant une victime à la pornographie ou a toute autre scène sexuelle ( être en petite tenue, être dans la douche, être en train de faire l’amour… )
L’abus verbal qui est destiné à séduire, à attirer, ou à provoquer un trouble, un sentiment de honte par l’usage de mots suggestifs à connotation sexuelle.
L’abus psychologique en se servant d’un enfant pour lui faire jouer le rôle d’un conjoint adulte, d’un confident ou d’un conseiller, sexuellement parlant .
Éditions la Clairière, 215, rue Caron, Québec,Qc CANADA G1K 5V6 Tél. : (418) 649-1166 / Fax : (418) 525-4007
E-mail : edclair@clic.net.
Dernier témoignage
Témoignage de Séry
Ecrire, est plus simple que d'en parler.
Je vis encore un peu le témoignage comme une agression.
J'avais 4 ans, je me tenais devant la maison où nous venions d'emménager. En pleine journée, un jeune homme m'a enlevée.
De mémoire, il prenait la fuite à travers la forêt du quartier, me serrant fort dans ses bras.
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Puis, sa peau nue contre ma peau nue. Sa partie intime contre la mienne. Qu'il était radieux le soleil à travers le feuillage, je me souviens bien de ce soleil et du silence des oiseaux. Dans ma mémoire, je me souviens de dévaler les pentes de cette forêt, qui par la suite deviendra inexplicablement, ma maison. La scène refoulée réapparaîtra plus tard. Entre temps, une parenthèse vide.
Je connaîtrai d'autres tentatives d'abus sexuel, mais je sais que celle-ci m'a particulièrement affectée...
Après une faillite commerciale et la saisie de nos biens, ma mère est tombé dans un alcoolisme grave. Je ne l'ai connue que malade, un état qui la rendait indisponible.
Ma mère était également battue et parfois abusée par son mari. Coups et strangulation, ont failli avoir raison d'elle. Il était évident que le quotidien était douloureux, mais j'en comprenais le mécanisme. J'étais témoin des facteurs déclencheurs de ces situations. L'état d'ébriété de ma mère était dû à l'excés d'alcool. Notre sous-alimentation par l'argent qui partait dans cet alcool ou le jeu... etc. Ces clichés à conséquence étaient certes, immorals mais ils avaient leur "sens", leur ordre, une coulée logique. Tandis que toutes les scènes liées à la sexualité me plongeaient dans la perplexité, une position d'inconfort intense. L'incompréhension était telle que je ne pouvais rien mesurer, ni peser. Aucune réflexion cohérente, aucun mot pour exprimer la situation, donc évacuer ! un mur.
Une inconnue et mon père dans la chambre maritale... le mur. Un fait non-identifié. Les retours nocturnes et pécunières par la fenêtre de ma chambre... le mur.
Ces ambiguïtés sexuelles, les unes et les autres m'ont fait devenir folle pour de vrai. L'image que j'avais de l'homme était bestiale et primitive. Je grandissais emmurée, tourmentée par des scénarios machiavéliques et inquiétants.
Aprés la mort de ma mère, j'ai 19 ans, des circonstances m'ont amenées dans la prostitution. Choix délibéré, j'en suis la seule responsable. Le désordre était banal. Ma conception de la vie était bâtie sur une infirmité, et par mon inconduite. Je devenais mon propre agresseur. Je me détruisais et détruisais les hommes impitoyablement. Mes troubles allaient en s'aggravant et ma vie sociale devenait difficilement gérable. L'enfer psychologique au quotidien : trouble profond de la personnalité, multiples psychoses, hypersensibilité, et dépression me plongeaient dans des souffrances atroces. Inconsciente, je refusais l'internement psychatrique. Alcool et drogue me maintenaient dans la confusion.
Et puis arriva le jour de ma libération.
Fin 98, j'ai 28 ans et dans l'épuisement total. Un soir, dans les cris et larmes j'ai supplié DIEU. Je l'ai supplié de me prouver son existence et sa puissance en m'arrachant de cet enfer.
A partir de là, DIEU est venu bouleversé ma vie. La rencontre est grandiose. Aucun mot n'est à la hauteur pour définir comment il m'a fait rennaître de mes cendres. En quelques jours, j'ai expérimenté une nouvelle naissance. L'une après l'autre, mes conceptions erronées se sont littéralement effondrées. De la dépression, délivrée, mes troubles disparaissent petit à petit. J'ai également vécu des guérisons instantanées.
C'est dans une paix divine et sur des bases véritables que mon être entier se régénère. La reconstruction se fait; subtilement et sûrement, avec ses passages difficiles mais ô combien bénéfiques ! Dans les mains de DIEU, rien n'est un hasard, il s'occupe de tout ! à condition de se laisser faire.
Bien-entendu, il est de notre responsabilité de prendre les bonnes décisions pour balayer tout ce qui est en contradiction avec la pureté de DIEU. Qu'il est doux d'être pansée et rétablie par ce Père céleste qui est amoureux de mon âme; qui est amoureux de ton âme...
Je t'encourage à lever les yeux où que tu sois, et d'ouvrir ta bouche pour un :
"Viens à mon secours" !
Dernière édification
Le déni
Lorsqu’une souffrance est trop grande, un évènement trop difficile à supporter, il y a dans notre psychisme un mécanisme qui se met en place : la dénégation ou le déni.
Qu’est-ce que ce mécanisme ?
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C’est un refus de voir, de parler, de se souvenir d’une réalité trop douloureuse, difficile à affronter. C’est le refus des sentiments que provoque cette réalité. Des sentiments trop forts, trop violents que nous ne nous permettons pas de ressentir (colère, peur, tristesse, détresse, désespoir…) car ils sont pleins d’une trop grande souffrance ou de culpabilité : je suis chrétien(ne), je ne dois pas ressentir de la colère.
Dans les cas les plus extrêmes cela conduit à une coupure totale d’avec la réalité, nier les évènements qui se sont passés, ou bien un oubli total d’une période de la vie (ne plus se souvenir de son enfance). Dans certains cas il peut y avoir un syndrome de personnalités multiples.
Mais le plus souvent, cette négation de la réalité consiste à ne pas parler, ne pas vouloir évoquer certains souvenir, éviter toute discussion, « refouler » des sentiments trop pénibles ; ou bien à minimiser les évènements « Ce n’est pas si grave, je m’en remettrai » « Cela arrive à tout le monde, ça n’a rien d’exceptionnel ».
Le déni apparaît comme une solution facile à court terme mais ce n’est qu’un leurre. C’est une porte fermée, une pièce pleine de fantômes. Il faudra bien un jour prendre son courage, un balai et pousser la porte…
« Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui… » Apo 3.20
La mise en lumière est nécessaire car les grandes souffrances n’ont pas disparues si elles ne sont pas affrontées. Au contraire, tout ce qui est refoulé apparaît d’une autre manière par un chemin détourné et souvent moins lisible dans les relations de cause à effets. C’est cette personne qui fait de la spasmophilie, cette autre qui sombre dans la dépression, cette autre jeune fille encore abusée par son père qui préfèrera accuser le nouveau compagnon de sa mère plutôt que d’admettre que son propre père l’a trahi et de devoir faire face à des sentiments encore plus douloureux …
D’autre part des situations de souffrance ont enserré notre esprit, notre façon de penser dans des schémas déformants, des conceptions fausses sur nous, sur les relations avec les autres, sur Dieu…Nous avons besoin de confronter tout cela à la vérité avec un certain courage: « Vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre »
Jésus est venu pour apporter la vie même dans les pires situations .
Jn 11.39 : « Jésus dit : Otez la pierre ! Marthe la sœur du mort lui dit : Seigneur, il sent déjà… ».
Le déni, c’est la mort, le pourrissement. C’est la pierre qui a été roulé pour ne plus sentir la mort.
Il faut faire ce pas de s’ouvrir, laisser un peu de lumière rentrer dans nos recoins sombres. Faire confiance à nouveau, parler de ce qui fait mal et donc risquer la communion et l’intimité en mettant en jeu des sujets et des situations difficiles… C’est le seul moyen de pouvoir apporter une vrai lumière.
Jean 1.4 : « En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres… »
Si nous prenons ce verset à l’envers : les ténèbres c’est notre déni, nous avons besoin de laisser rentrer la lumière, de parler, d’affronter ces choses parce que la lumière apporte la vie à ce qui est mort aujourd’hui.
Cette vie, c’est la vie puissante de Dieu, qui porte avec elle le soulagement, la guérison et un apaisement.
Allons ! Courage, ouvrez vos cœurs dans la présence de notre Sauveur !
M. Nicolas Frédéric